La Guinguette du Lac de Neufont

Publié le par equilibreen3D

Le café-repaire du Bergeracois établit ses quartiers d’été à la Guinguette de Neufont


Une Guinguette

Connaissez-vous la guinguette de Neufont ? Tout près de Vergt, au bord du lac avec ses éternels canards, ses pêcheurs et zones de baignades…

Vue imprenable !

Mais ce qui fait son charme à cette guinguette, c’est cette équipe de quatre jeunes nomades, arrivés de Toulouse il y a trois ans. Les filles, Méli et Malo, étaient à la recherche d’une guinguette depuis quelques années et ont embarqué les garçons, Yoann et Sébastien, dans leur aventure. Ils ont jeté l’ancre à Vergt, (tombés sous le charme des tunnels à fraises ?) et on est bien content !

Les filles proposent une bonne cuisine, traditionnelle mais aussi des saveurs empreintes de leurs voyages, les légumes y ont une part belle au-delà de l’éternelle pomme de terre…

Pour le bar comme pour la restauration ils travaillent avec des producteurs locaux autant que possible et cherchent à intégrer de plus en plus de bio (c’est déjà le cas pour des bières, des jus de fruits et du vin) et tout cela à des prix équitables.

Tous les samedis soirs d’avril à fin septembre (période d’ouverture), des concerts sont organisés, vous pouvez en trouver la programmation sur http://www.myspace.com/laguinguettedulacdeneufont.


Une idée

Lancée par Daniel Mermet (de l’émission « Là bas si j’y suis » de France Inter à 15h) l’idée d’organiser autour de thèmes variés, des apéros-débats-citoyens ouverts à tous, séduit de nombreuses personnes à travers la France (voir le site www.la-bas.org pour la liste des cafés repaires).

Encore faut-il trouver le lieu, à la fois ouvert, convivial et assez grand pour recevoir les participants. Le « repaire du Bergeracois » est donc le fruit d’une association réussie, entre l’accueil sympathique de la Guinguette et des participants motivés, rassemblés grâce au travail d’information de l’association Equilibre en 3D.

Pour sa 2e édition, le café repaire du jeudi 28 mai a réuni une trentaine de personnes, autour d’un verre et du sujet de discussion : Quelles perspectives professionnelles dans l’agriculture biologique ? Installation, conversion, créations d’emplois, niveau de rémunération, choix du label, pérennité des filières, risques liés aux contaminations… Parlons vrai !

Un débat

Il est difficile de résumer en quelques lignes un débat nourri et animé de plus de deux heures mais je me permettrai tout de même de proposer deux ou trois points de conclusion qui m’ont semblé faire consensus.

Tout d’abord l’agriculture bio n’est pas forcément synonyme d’agriculture écologique : face à des rayons qui proposent des légumes venus du bout du monde, issus de cultures intensives aux pratiques sociales douteuses et au bilan énergétique catastrophique, mais ornés d’un joli label AB (parce que les multiples traitements reçus ne sont pas dits «chimiques»), le consommateur doit dire NON et se tourner vers des produits locaux et de saison ! Il doit aussi savoir que pour mieux préparer les contaminations futures, l’Europe autorise l’appellation BIO pour des produits contenant jusqu’à 0,9% d’OGM. Il vaut donc mieux privilégier les labels Demeter et Nature et Progrès qui eux ne l’autorisent pas.

Pour l’agriculteur, faire le choix de la bio, ce n’est pas qu’un choix professionnel, mais un choix de vie. Une vie où la valeur « argent » n’est pas le seul critère qui motive les décisions et où les mots santé, respect, équilibre, transmission et biodiversité ont un sens. Les principales difficultés se situent dans la polyvalence et la multitude de compétences que nécessitent une exploitation diversifiée et une commercialisation qui valorise ce travail supplémentaire. Il faut construire des réseaux (AMAP ou autres) pour faciliter cette mise en relation des producteurs et des consommateurs dans les conditions les plus équitables possibles (et ça, on en reparlera sûrement la prochaine fois !)…

Une suite

Démarrées à 18h30, les discussions se sont poursuivies pour ceux qui le désiraient autour d’un délicieux repas bio concocté par la Guinguette, avec la promesse de se retrouver le 25 juin, même lieu et même heure, pour aborder le thème du commerce équitable : Niche marketing ou modèle économique d’avenir ? Le commerce équitable est-il un concept réservé aux échanges Nord / Sud ou applicable aux échanges Nord / Nord ?

La participation aux repaires est totalement libre et gratuite, toutes les personnes désirant s’exprimer ou simplement s’informer sont bienvenues. Pour toute information, contacter Dominique au 05 53 88 99 41.

Publié dans Article des éco-echos

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